Partenariat : les musées du Quai Branly et Théodore Monod-IFAN ’’réinventent’’ le passé

Pour la troisième année consécutive, le Musée Théodore Monod d’Art africain de l’IFAN Cheikh Anta Diop accueille un dialogue culturel international en présentant les œuvres des lauréats du Prix de la Photographie 2023-2024 du Musée du Quai Branly Jacques Chirac.

Fruit d’un partenariat désormais durable entre les deux institutions, l’exposition Réinventer son passé met en lumière le travail de trois lauréats internationaux. Chacun explore, à sa manière, les notions d’identité, de mémoire et d’héritage, créant ainsi une passerelle sensible et poétique entre les continents. Trois parcours, trois regards, trois territoires, mais une même quête essentielle : retrouver la racine

Jaisingh Nageswaran (Inde), artiste autodidacte, transforme son combat personnel contre la dyslexie en une véritable autobiographie visuelle, documentant les communautés vulnérables avec une sensibilité remarquable. Mónica Alcázar-Duarte (Mexique/Royaume-Uni) interroge les zones de tension entre héritages ancestraux et modernité technologique. Julie Gough (Australie) complète ce triptyque en proposant une lecture profonde des mémoires insulaires et du passé colonial.

La force d’une collaboration durable

Ce partenariat dépasse la simple mise en scène d’une exposition. Il témoigne d’un engagement commun pour la circulation des savoirs et la valorisation des créations contemporaines entre l’Afrique et le reste du monde.

Lors du vernissage, le professeur Matar Ndiaye, directeur de l’IFAN, a salué cet événement culturel majeur à Dakar :
“J’espère que vous sortirez de cette visite impressionnés par la richesse de la photographie et que vous garderez d’agréables souvenirs de votre passage au Musée Théodore‑Monod, vitrine culturelle de l’Université Cheikh Anta Diop.”, a-t-il affirmé

Pour le conservateur du Musée Théodore Monod, le Professeur El Hadji Malick Ndiaye, ce projet permet de revisiter le passé pour mieux questionner les imaginaires contemporains à travers le storytelling visuel de ces artistes.

Un prix international majeur

Créé en 2008, le Prix pour la Photographie du Quai Branly soutient chaque année la création de projets originaux d’artistes originaires d’Afrique, d’Asie, d’Océanie et des Amériques. Avec une dotation de plus de 19 millions de FCFA par projet depuis 2022, il constitue l’un des soutiens les plus significatifs au monde dans le domaine de la photographie contemporaine.

En quinze ans, ce dispositif a permis de constituer une collection de référence de près de 1 000 tirages, abordant des thèmes essentiels tels que l’écologie, les migrations, la mémoire postcoloniale et les identités diasporiques.

Une exposition à découvrir jusqu’au 3 mai 2026

Ouverte au public jusqu’au 3 mai 2026 au Musée Théodore Monod IFAN Cheikh Anta Diop, l’exposition offre aux dakarois une occasion unique de découvrir le dialogue fécond entre les  patrimoines du musée Théodore Monod  IFAN  Cheikh Anta Diop et des œuvres majeures de la scène photographique internationale.

Vulgarisation de la plateforme PREDISAN à l’IFAN : Veille numérique pour la résilience alimentaire 

L’IFAN Cheikh Anta Diop a présenté, les jeudi 24 et vendredi 25 juillet, la plateforme numérique PREDISAN lors d’un atelier de vulgarisation destiné à la société civile, aux agences étatiques, aux chercheurs et aux éleveurs. Face aux défis croissants liés à l’insécurité alimentaire, aux changements climatiques et à la dégradation des ressources naturelles, cette innovation technologique  vient renforcer les capacités d’alerte précoce au Sénégal et dans la région sahélienne. 

Développée par Action contre la Faim, en partenariat avec Gis4Tech et l’Université de Grenade,  le platefome PREDISAN est conçue pour suivre en temps réel les indicateurs de sécurité alimentaire et pastorale. Grâce à des fonctionnalités avancées comme la géolocalisation, la modélisation prédictive, l’analyse de données satellitaires et la génération d’alertes précoces, cette plateforme permet d’anticiper les risques, de renforcer la résilience des populations et de guider les décisions humanitaires.

Selon le chercheur Alla Manga, chef du  Laboratoire de géographie de l’IFAN, cette plateforme est basée sur des données fiables et actualisées, issues de bases publiques et de réseaux communautaires de « sentinelles ». Ce maillage permet une collecte continue d’informations, essentielle pour mieux comprendre les dynamiques locales et intervenir efficacement.

Porté  le Laboratoire de Géographie  et le LARTES-IFAN, l’atelier de vulgarisation visait à faciliter l’appropriation de PREDISAN par les organisations de la société civile, les institutions étatiques, les collectivités locales et les chercheurs. L’objectif  est d’intégrer la plateforme dans les systèmes de surveillance et de réponse existants, et outiller les acteurs de terrain pour faire face aux défis d’une région de plus en plus exposée à l’instabilité climatique et alimentaire.

L’intérêt de PREDISAN réside dans sa capacité à rendre visible les signaux faibles de crise avant qu’ils ne deviennent des catastrophes humanitaires. Elle offre un levier stratégique d’action préventive, notamment dans les zones frontalières du sud de la Mauritanie et du nord du Sénégal.

L’atelier s’inscrit donc dans une dynamique de vulgarisation technologique et de coopération interdisciplinaire, liant innovation scientifique, engagement communautaire et action humanitaire, pour une meilleure anticipation des menaces et une gestion plus intelligente des ressources.

L’IFAN et l’ASN unissent leurs forces pour l’excellence scientifique  et environnementale 

L’Institut Fondamental d’Afrique Noire (IFAN) de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar, à travers son Laboratoire de Traitement des Eaux Usées (LATEU), vient de franchir une étape décisive dans sa quête d’excellence. Une convention de partenariat a été signée avec l’Association Sénégalaise de Normalisation (ASN), consacrant un engagement commun pour la mise en place d’un Système de Management de la Qualité (SMQ) conforme à la norme ISO/IEC 17025:2017.

Ce partenariat illustre la reconnaissance du travail remarquable mené depuis plusieurs années par le LATEU. Bien au-delà de ses activités de recherche, le laboratoire s’est imposé comme un acteur-clé dans le domaine de la normalisation environnementale, en particulier dans le secteur de l’eau et de l’assainissement. 
 A l’occasion de de la cérémonie de signature, le Directeur Général de l’ASN a salué le rôle moteur joué par le LATEU dans la promotion de standards de qualité. Il a notamment félicité le laboratoire pour son engagement dans une démarche d’accréditation qui, à terme, renforcera la reconnaissance internationale de ses compétences, tout en valorisant l’Université Cheikh Anta Diop dans son ensemble.La convention vise à encadrer la collaboration entre l’ASN et le LATEU autour de l’implémentation d’un Système de Management de la Qualité selon les exigences strictes de la norme ISO 17025:2017, applicable aux laboratoires d’essais et d’étalonnages.

Signature d’un partenariat académique entre HUFS et l’IFAN Ch. A. Diop pour cinq ans

Le Vendredi 13 juin 2025, l’Institut des Études africaines de l’Université des Études étrangères (HUFS) de la République de Corée et l’Institut fondamental d’Afrique noire Cheikh Anta Diop (IFAN Ch. A. Diop) ont scellé un protocole d’accord d’une durée de cinq ans. Cet engagement stratégique vise à renforcer les coopérations académiques, la recherche conjointe et les échanges culturels entre les deux institutions

Dans le cadre de cette collaboration, plusieurs axes stratégiques ont été définis :

  • Projets de recherche conjoints impliquant les équipes des deux instituts.
  • Échanges de chercheurs, d’enseignants et d’étudiants pour enrichir les expériences académiques.
  • Organisation de séminaires, colloques et conférences internationales autour de plusieurs enjeux de développement 
  • Partage de publications et de matériels académiques afin de stimuler la production et la diffusion du savoir.
  • Coopération en sciences humaines africaines et innovation numérique, avec une attention particulière portée à l’Intelligence artificielle.

La signature  s’est déroulée en présence des chefs de départements des langues et civilisations et des sciences humaines. Ces départements regroupent en leur sein des laboratoires spécialisés en histoire, anthropologie physique et sociale, langues, littérature orale  ainsi qu’en linguistique. Les discussions ont notamment porté sur l’exploitation des nouvelles technologies et de l’intelligence artificielle dans l’analyse et la gestion des données en sciences humaines.

Le Directeur de l’IFAN, Pr Abdoulaye Baila Ndiaye, a salué cette initiative en exhortant les chefs de département à travailler avec leurs équipes sur les modalités concrètes de mise en œuvre du partenariat. Cette alliance académique promet une dynamique enrichissante, tant sur le plan scientifique qu’interculturel, renforçant les liens entre le continent africain et la Corée du Sud.

 Le Directeur des Affaires  Humaines  de l’HUS a également magnifié ce partenariat qui  ouvre la voie à de nouveaux horizons en matière de recherche et d’échanges  pour une collaboration durable entre les deux instituts.

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