Passage de témoins à la direction de l’IFAN: continuité et engagement 

La cérémonie de passation de service entre le Directeur sortant, le Professeur Abdoulaye Baïla Ndiaye, et le Directeur entrant, le Professeur Matar Ndiaye s’est déroulée dans une atmosphère empreinte de solennité et de cordialité.

Inscrite dans la pure tradition universitaire, la cérémonie s’est tenue en présence des chercheurs et enseignants (PER) , du personnel administratif, technique et de service (PATS), des étudiants, et a été marquée par des moments fructueux d’échanges cordiaux et de vœux de succès.

Dans son allocution, le Professeur Abdoulaye Baïla Ndiaye a exprimé sa profonde gratitude à l’ensemble des membres du personnel de l’Institut pour la confiance placée durant ses deux mandats. Il a salué leur professionnalisme et leur esprit d’équipe pour l’accomplissement de sa mission à la Direction de l’IFAN.

Prenant la parole à son tour, le Professeur Matar Ndiaye, nouveau Directeur de l’IFAN Cheikh Anta Diop, a accueilli avec humilité, responsabilité et remerciements la confiance que les collègues ont porté à sa modeste personne en l’élisant Directeur de l’IFAN. Ch. A. Diop. Il a réaffirmé sa volonté de s’inscrire dans une dynamique de continuité et de consolidation des acquis, tout en engageant de nouveaux chantiers structurants qui seront matérialisés autour d’un plan stratégique.

Le nouveau Directeur a en effet annoncé que le plan stratégique fera l’objet de larges concertations avec tous les membres du personnel exerçant dans les départements, laboratoires et services, afin de trouver la meilleure vision la plus consensuelle pour l’IFAN.

Fort de ses expériences scientifiques et administratives, le Professeur Matar Ndiaye compte impulser une nouvelle vision de la recherche adaptée aux mutations actuelles du monde académique et aux défis de l’affranchissement des champs disciplinaires pour tendre vers transdisciplinarité réfléchie et constructive.

« C’est un honneur et un privilège de prendre la direction de l’IFAN, qui constitue l’une des grandes institutions de recherche universitaire de l’Afrique. L’IFAN joue un rôle majeur dans la construction des savoirs, la conservation des collections, l’archivage et la numérisation des documents, ainsi que dans le partage et la valorisation des connaissances à travers des approches innovantes. J’entends mettre mon mandat au service de l’efficacité administrative et de la transparence totale dans la gestion des ressources. » a-t-il rajouté.

Cette cérémonie de passation de service marque ainsi une étape importante dans la vie de l’IFAN, institut universitaire au service de la recherche, du patrimoine et de la production des savoirs.

Le LATEU IFAN présente des solutions fondées sur la nature pour une gestion durable de l’eau et de l’assainissement

 Organisée par le Laboratoire de Traitement des Eaux Usées (LATEU) de l’Institut Fondamental d’Afrique Noire Cheikh Anta Diop (IFAN Ch. A. Diop), cette exposition est consacrée à la gestion durable de l’eau et de l’assainissement

Elle s’inscrit dans la mission de l’IFAN de promotion de la recherche scientifique et de valorisation des connaissances au service du développement. Inaugurée dans les jardins du musée Théodore Monod de l’IFAN, cette exposition se veut itinérante. Elle sera ensuite installée à l’IFAN au campus pédagogique de l’UCAD. 

L’objectif est de sensibiliser le grand public, les acteurs institutionnels et les décideurs aux enjeux liés à l’assainissement, à travers la présentation de solutions alternatives fondées sur la nature.

Un enjeu majeur de santé publique et de développement durable

L’assainissement constitue un pilier fondamental du développement durable. Il conditionne la santé des populations, la préservation des écosystèmes et la qualité du cadre de vie. Cependant, dans de nombreuses régions, l’accès à des services d’assainissement adéquats demeure limité, entraînant des conséquences sanitaires, économiques et sociales importantes, notamment pour les femmes, les filles et les populations les plus vulnérables.

Face aux limites des systèmes classiques de traitement des eaux usées, souvent coûteux et énergivores, le LATEU met en avant des solutions durables et accessibles. Le lagunage, les filtres plantés, les zones humides artificielles et le compostage des boues de vidange figurent parmi les technologies présentées lors de l’exposition.

Ces approches, fondées sur la nature, se distinguent par leur efficacité, leur résilience et leur faible coût d’exploitation, tout en étant mieux adaptées aux réalités locales.


L’expertise scientifique au cœur de l’initiative


Selon le Dr Nourou Diaby, chef du Laboratoire de Traitement des Eaux Usées de l’IFAN, une part importante des eaux usées est encore rejetée dans l’environnement sans traitement, avec des impacts significatifs sur la santé publique et les écosystèmes. 

« Avec la croissance démographique, la pression sur la ressource en eau s’accentue. Une eau utilisée devient une eau usée et ne peut être rejetée dans la nature sans un traitement approprié », souligne-t-il.


Le chercheur rappelle également que les solutions fondées sur la nature constituent une alternative crédible aux infrastructures classiques, en raison de leurs coûts d’investissement réduits et de leurs besoins énergétiques limités.

Une démarche de valorisation de la recherche

À travers cette exposition, l’IFAN réaffirme son engagement en faveur de la valorisation de la recherche scientifique et de la diffusion des connaissances auprès du public. En s’appuyant sur des expériences menées au Sénégal, en Afrique et à l’international, le LATEU contribue à promouvoir des réponses durables aux défis liés à l’assainissement et à la gestion de l’eau.

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