Symposium écolinguistique : Les enjeux écologiques sous le prisme des sciences humaines et sociales

Le laboratoire  des sciences sociales de l’IFAN organise un symposium placé sous le thème de ” la recherche écolinguistique au Sénégal: état des lieux et perspectives “. L’événement est prévu le mercredi 01 février 2023 à la Salle du Conseil de l’IFAN Ch. A. DIOP de 8h30 à 18h00.  

L’argumentaire part du constat qu’à l’exception notable de la géographie, les autres disciplines des sciences humaines et sociales, ont trop longtemps déserté la recherche sur les problématiques écologiques au profit quasi-exclusif des sciences naturelles. Du fait du déficit de production de savoirs sur l’environnement, par les sciences humaines et sociales, on ne connait pas suffisamment les représentations, les perceptions et les imaginaires socio-écologiques des populations sénégalaises. Or, de telles connaissances pourraient être décisives dans le cadre de la lutte contre les effets du changement climatique et les effets retors qui découlent de l’exploitation minière, de la surconsommation d’énergies, de la pollution des eaux, de la production agricole intensive, de la désertification et de la déforestation, de l’urbanisation non planifiée, de l’industrialisation accélérée, etc.

Ce symposium vise à accroitre les savoirs sur la problématique des urgences environnementales à partir d’une approche écolinguistique. Il traite en effet des problématiques environnementales à travers le langage, les langues, les discours et les mots. Par exemple, la mesure des incidences écologiques de certains discours économiques a été une préoccupation constante du domaine depuis les travaux de Halliday (ibid.). L’écologie linguistique s’attache également à examiner les langues et les communautés linguistiques comme étant des observables comparables aux espèces biologiques. En somme, elle a associé biodiversité et diversité linguistique et elle a considéré aussi le rôle joué par les langues, et le langage de manière générale, dans la cohabitation des humains entre eux, dans la cohabitation entre les humains et les autres vivants, et enfin entre eux et les non-vivants.

Au demeurant, l’écolinguistique attache du prix à la préservation et à la valorisation des langues en danger et elle accorde un intérêt particulier à la problématique des droits des communautés locales ainsi qu’à la problématique des injustices environnementales et sociales qu’elles subissent de la part d’institutions étatiques, de multinationales, etc. Si le courant écolinguistique est généralement envisagé comme faisant partie de la sociolinguistique, il n’en demeure pas moins que ses théories et méthodologies lui viennent également des humanités environnementales, de la pensée critique, de la pensée postcoloniale/décoloniale, mais aussi de l’anthropologie, de la communication, de la sémiotique et de la philosophie. Le courant écolinguistique tarde à faire l’objet d’une véritable réappropriation par le milieu académique, au Sénégal. Il ne fait pas l’objet d’un enseignement, il n’y a pas pratiquement pas de projet de recherche sur ce domaine et jusqu’ici, aucune rencontre scientifique de type symposium, colloque, journée d’étude axée sur l’écolinguistique n’a été organisée. Cette situation ne semble d’ailleurs pas spécifique au Sénégal, le courant écolinguistqiue n’est jusqu’ici véritablement investi par la recherche académique que dans les pays africains anglophones (Nigéria, Afrique du Sud, Kenya…).

Le présent projet de symposium se veut une plateforme de lancement du courant écolinguistique dans le milieu académique sénégalais. Le symposium rassemblera des linguistes et des sociolinguistes mais aussi des chercheurs des sciences humaines et sociales et d’autre part des chercheurs des sciences de la nature. Les participants de ce symposium plancheront :a) sur les épistémologies, les théories, les méthodologies, etc. relevant de l’écolinguistique,b) sur de nouveaux chantiers de recherche relatifs aux urgences environnementales,c) sur la manière de forger une expertise sur les représentations, les perceptions et les imaginaires socio-écologiques des communautés,d) sur la manière d’intégrer l’écolinguistique dans les curricula des universités sénégalaises.

Sargal Séex Aliyu Ndaw/ Hommage Cheikh Aliou Ndaw

Péncum Maam Yunus Jeŋ

Li xalimay wax

 Rencontres littéraires en langues nationales

Sargal Séex Aliyu Ndaw/ Hommage Cheikh Aliou Ndaw

Dans le cadre de Péncum Maam Yunus Jeŋ,  le groupe « Fonk Sunuy Làmmiñ (FSL) », en collaboration avec Goethe Institut de Dakar et la Place du Souvenir africain, a le plaisir d’organiser un hommage à Cheik Aliou Ndao « Sargal Cheik Aliou Ndao », qui aura lieu le mercredi 18 janvier 2023, à la Maison de la Culture Douta Seck, à partir de 9 heures

Cheik Aliou Ndao est une figure emblématique de la scène culturelle sénégalaise. Il a su allier une riche carrière professionnelle et une impressionnante production littéraire. Enseignant, il a intégré la haute administration au Ministère des Affaires culturelles avant d’être nommé  Conseiller technique à la Primature d’abord, et à la Présidence de la République ensuite.

Grand Prix du Chef de l’État  pour les Lettres, Cheik Aliou NDAO a la particularité d’avoir touché à tous les genres littéraires (poésie, roman, nouvelle, théâtre, essai),  en français comme en wolof et avec une égale consistance.

Votre présence est vivement souhaitée.

Le musée Théodore Monod de l’IFAN fait l’actualité sur la chaine ARTE

Les nouveaux musées d’AfriqueL’héritage colonial à Dakar

Le musée Théodore-Monod de Dakar a été fondé en 1938 alors que le Sénégal était une colonie française. Ses collections ethnologiques devaient à l’origine assouvir la “curiosité blanche” pour les réalisations artistiques et culturelles des habitants d’Afrique de l’Ouest…

Le musée Théodore-Monod de Dakar a été fondé en 1938 alors que le Sénégal était une colonie française. Ses collections ethnologiques, constituées d’objets du quotidien, d’objets rituels ou d’enregistrements sonores et visuels, devaient à l’origine assouvir la “curiosité blanche” pour les réalisations artistiques et culturelles des habitants d’Afrique de l’Ouest. Aujourd’hui, cet héritage colonial représente un énorme défi pour l’actuel conservateur du musée, le docteur El Hadji Malick Ndiaye. Comment compte-t-il “décoloniser” le patrimoine africain ? En Europe se pose de manière plus brûlante encore la question du traitement des collections ethnologiques dans les musées nationaux. Hartmut Dorgerloh, directeur du Humboldt Forum à Berlin, et Bénédicte Savoy, historienne de l’art française, se sont rendus à Dakar pour approfondir la démarche d’El Hadji Malick Ndiaye.

Réalisation :• Lutz Gregor

Pays :• Allemagne

Année :• 2020

Durée :

26 min

Disponible :

Du 20/12/2022 au 19/03/2023

Genre :

Documentaires et reportages

Prochaine diffusion le : dimanche 8 janvier à 07:40

Une exposition enchanteresque sur le textile au musée Monod

Le musée Théodore Monod d’art africain de l’IFAN Ch. A. Diop célèbre la création contemporaine en dialogue avec le patrimoine historique. Son but est de conserver les traditions ancestrales réactualisées dans de nouveaux dispositifs de médiation. Exhumer la mémoire des savoirs passe par des voix diverses capables de porter les échos du passé dans une pluralité de points de vue dont, seul, le travail créateur garde le secret. C’est dans cet esprit que le musée accueille les toiles appliquées de Louis Barthélémy qui ré-enchante le textile en se fondant sur la lutte sénégalaise (làmb en wolof). Le textile est un art de l’enchevêtrement de formes complexes et de fils tendus dont la pratique résonne avec l’art de la lutte, entrelacement de corps, torses éclatants soumis à la pression, où se cachent des symboles qui puisent leur énergie dans des traditions mythiques.

La lutte est à la croisée de plusieurs univers : tradition et performance oratoire, sport et business, mysticisme et technique des corps. Mais la lutte, dit-on, ne commence jamais dans l’arène. Elle s’y concrétise. Car ailleurs, la veille, un autre combat a déjà eu lieu dans les incantations et les rituels sacrés, quelque part entre les cauris et la cola, le sang et le lait. Le jour même, elle se poursuit sur les racines du sol et dans les gestes performatifs. La lutte est un art du corps. Corps entrelacés, souffle, fureur, muscles et sueur ; et l’élégance dans les pas de danse. C’est un art du verbe à travers le bàkku (autolouange du lutteur) qui a écrit les plus belles pages de ce sport quand les costumes de parade ancraient des identités fortes dans les terroirs. Mais la lutte avec frappe a fini d’introduire un business succulent qui transforme en oripeaux les superbes lambeaux de pagnes tissés ceints à la taille des lutteurs, remplacés par des blouses luisantes et chaussures dernier cri. Les enjeux financiers ont dissipé le rituel qui transfuge dans le cérémonial des combats de boxe.

Au Musée Théodore Monod, les tableaux de Louis Barthélémy « luttent » avec les textiles traditionnels des collections patrimoniales. Mais dans cette partie entre patrimoine historique et création contemporaine, le verdict est d’avance connu. C’est le textile qui en sort vainqueur à la mémoire de cette tradition sénégalaise affranchie des saisons et des terroirs.

El Hadji Malick Ndiaye

Conservateur du Musée Théodore Monod d’art africain

Cycle de séminaires mensuels sur les transformations et les résistances en Afrique.

Ce séminaire est consacré à la compréhension et à la mise en débat des transformations sociales, culturelles et politiques en cours dans la région du Sahel. Il est porté par des chercheurs en sciences sociales de l’IFAN, du CNRS et de l’IRD.

Les sociétés africaines contemporaines sont travaillées par des transformations majeures affectant les rapports sociaux de sexes, de races et de classes, les champs religieux, militant et politique. Ces transformations se sont notamment manifestées ces dernières années par l’installation et le déploiement de groupes armés sur certaines zones, la résurgence de coups d’État, les crises d’autoritarisme de certains régimes ou encore l’émergence de nouvelles formes de contestations dont la portée tend à questionner les rapports de force nationaux et internationaux qui interrogent la place du continent dans le monde.

Ce séminaire abordera ces différents enjeux en privilégiant quatre grands thèmes : les dynamiques de l’action collective ; les transformations des rapports sociaux de classes, de races et de sexes ; les recompositions du champ religieux – islamique et les enjeux sécuritaires. Il sera question d’analyser les différentes configurations d’acteurs de cette région du monde sans perdre de vue la façon dont ils s’articulent aussi bien à l’échelle nationale qu’internationale.

Organisateurs :

  • Saliou Ngom (chercheur à L’IFAN Ch. A. Diop, chercheur associé à la Chaire islam contemporain en Afrique de l’Ouest, UQAM) : saliou17.ngom@ucad.edu.sn
  • Hamidou Dia (chercheur à l’IRD): hamidou.dia@ird.fr
  • Sidy Cissokho (chercheur au CNRS) : sidy.cissokho@univ-lille.fr

Modalités du séminaire : Le séminaire se tiendra tous les premiers lundis du mois sur 2h, soit 30 minutes de présentation et 1h 30 de discussions.

Horaire : Tous les premiers lundis du mois de 10h à 12h GMT
Lieu : IFAN, Université Cheikh Anta Diop/ Corniche Ouest Dakar (et en ligne sur zoom).

Lien zoom : https://univ-lille-fr.zoom.us/j/93412632395?pwd=bjF1UE8wbFpUY0FFV25JcUFlZjdRUT09

Appel à contribution pour un ouvrage collectif en langue et religion

 RECHERCHE EN LANGUE ET RELIGION

Approches, descriptions et émergence de nouvelles identités en post-colonies 

Argumentaire

 Les thématiques autour de la langue et la religion sont assez récentes dans le domaine de la sociolinguistique, voire de l’analyse du discours1. Une vue panoramique des travaux qui y sont faits permettent de se rendre à l’évidence que c’est après les années 90 que les sociolinguistes s’intéressent véritablement aux pratiques linguistiques au sein des communautés religieuses. Les quelques travaux qui s’y attèlent en sociolinguistique s’intéressent tant à la différenciation des modes linguistiques propres au domaine religieux qu’à la manière dont l’appropriation et la sélection de ces modes fonctionnent comme moyen de socialisation au sein des communautés. Il s’agit pour les auteurs qui abordent la question du langage religieux dans ce sens, de voir « de quelles manières le langage est […] exploité à des fins religieuses » Juillard (1997) et comment en contrepartie, la religion impacte cette dernière du point de vue de son vocabulaire, de ses formes, de son utilisation et des représentations qui s’y construisent. 

Cheikh Anta Diop, un chercheur entre défi scientifique et courage de la vérité

L’une des intuitions scientifiques fut de montrer la place prééminente du continent africain dans l’histoire de la civilisation, ou dans l’histoire de l’humanité tout court. Sachant que l’ambition est une chose et la démarche ressorts théorico-méthodologique une toute autre chose, Cheikh s’est évertué à concilier les deux. Autant dire que son obsession à démontrer l’antériorité de la civilisation nègre n’a jamais frisé l’ « afrocentrisme contemplatif » que lui prêtèrent quelques-uns de ses contradicteurs, car un défi scientifique aussi titanesque devait à ses yeux, payer le prix d’une structuration pluridisciplinaire voire d’un dispositif de recherche qui soit au confluent des approches les plus diverses. De là découle toute la circulation à l’intérieur d’univers scientifique qu’un arbitraire découpage académique et un cloisonnement administratif travaillaient à séparer et à opposer, de façon rigide et systématique. Il parvint ainsi à concilier la démarche des sciences sociales (Sociologie, Anthropologie, Linguistique), celle des sciences historiques (Histoire, Archéologie) et celle des sciences expérimentales (Physique, Chimie, Biologie).  C’est la dimension totale de l’homme, qui est envisagée dans les travaux de Cheikh Anta.

Avec la mise sur pied en 1966, du Laboratoire Carbone 14, Cheikh Anta se proposait d’appréhender  l’histoire de l’homme à partir de la reconstitution paléontologique, autrement dit de la datation des fossiles archéologiques au radiocarbone. Il pensait là, avoir trouvé la voie idéale pour aborder l’histoire ancienne sur une base scientifique. C’est ainsi qu’il a commencé à utiliser les techniques nucléaires, en l’occurrence la Physique et la Chimie nucléaires des basses énergies, c’est-à-dire les éléments radioactifs de longue durée. En utilisant la méthode de la datation Carbone 14, il a réalisé qu’il pouvait obtenir des résultats tangibles tels que la datation de la période de sortie des premiers hommes vers l’Europe via le détroit de Gibraltar. Seulement,  cette technique ne pouvait pas aller au-delà de 40.000 ans. Or les évènements les plus déterminants de l’évolution historique s’étendent sur une période beaucoup plus longue. Il faudrait dès lors des techniques autres pour optimiser le mode de datation. C’est ainsi qu’il a pensé nécessaire de mobiliser la chaîne Potassium Argon ; un dispositif qui permet de prendre en charge des évènements qui remontent à plusieurs milliards d’années lumières, tels que la naissance de la terre qui remonte à 4 milliards d’années lumières. C’est ce dispositif qui lui permit d’affirmer que le peuplement de la planète s’est fait suivant un axe sud-nord et non l’inverse. Ce renouvellement de perspective a apporté  une plus-value à la vie de l’IFAN en contribuant à son rayonnement international. Défi scientifique certes, mais défi éthique également. Défi éthique car il s’agissait de prouver de la façon la plus rigoureuse possible, que les topoï africains avaient une valeur philosophique et scientifique propre, et que le Continent noir n’avait pas à développer un complexe d’infériorité, à douter sur son identité culturelle et à minorer son statut sur le plan des apports à la civilisation universelle. Il est inutile de rappeler que Cheikh Anta s’est résolument engagé dans les rapports de force intellectuels de son époque, dans l’art de la contradiction scientifique et dans celui de la controverse amicale des gens de la communauté du savoir ». Cependant, il n’est superflu de dire qu’il l’a fait au nom d’un admirable « courage de la vérité » autrement dit d’un « parrêsia[1] » qui procède d’une abnégation à porter ses idées, de la hardiesse et de la pugnacité à proposer des arguments inédits et novateurs dans la disputatio, et de la disposition à « souffrir » parce que minoritaire dans ses convictions, de la témérité à faire les frais d’un engagement scientifique quand bien même on aurait en face tout un establishment politico-scientifique.

Auteurs :

Cheikh Abdoulaye Niang (Laboratoire d’Anthropologie Culturelle, IFAN)

 Ibrahima Sagna (Laboratoire Carbone 14, IFAN)


Visite de Son Excellence, l’Ambassadrice du Royaume Uni

Le Directeur de l’Institut fondamental d’Afrique noire Cheikh Anta Diop, Pr Abdoulaye Baila Ndiaye, a reçu ce mercredi 21 Septembre 2022 une délégation de l’ambassade du Royaume Uni de la Grande Bretagne au Sénégal. Dirigée par Son Excellence l’ambassadrice Juliette John, cette visite entre dans le cadre d’une tournée de prise de contact à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar. Les discussions ont porté autour des problématiques de recherche intéressant les deux institutions. Des axes de collaboration future ont aussi été évoqués.

La malnutrition, les politiques de protection sociale et les sciences au cœur des activités de recherche du LARTES-IFAN

Dans ce présent article, le laboratoire de Recherche sur les Transformations économiques et sociales de l’Institut fondamental d’Afrique noire de l’Université Cheikh Anta Diop, LARTES-IFAN, passe en revue ses différentes activités de recherche menées au courant du deuxième trimestre 2022. Au menu, la malnutrition sous toutes ses formes chez les femmes à Pikine, les résultats d’une étude approfondie sur l’impact, l’efficacité et la durabilité financière des politiques de protection sociales, entre autres.

Le Laboratoire de Recherche sur les Transformations économiques et sociales de l’Institut Fondamental d’Afrique noire de l’Université Cheikh Anta Diop (LARTES-IFAN), en collaboration avec l’Institut de Recherche pour le Développement (IRD), mène depuis quelques années des projets de recherche sur l’alimentation au Sénégal, notamment dans les zones urbaines, comme Dakar. 

Le LARTES-IFAN a ainsi organisé une formation pour l’étude « Malnutrition sous toutes ses formes chez les femmes à Pikine ». Cette formation s’est déroulée du 16 au 21 mai 2022, et a été assurée par les chercheurs du LARTES et de l’IRD.

Le but de ce projet de recherche est d’étudier les problèmes de santé liés à l’alimentation et au mode de vie chez les femmes de plus de 20 ans, vivant en zone urbaine. Approximativement 500 femmes dans l’arrondissement de Pikine Dagoudane ont participé à cette étude. En outre, en collaboration avec deux consortiums de la société civile, OSCAR (Organisation de la Société Civile pour la Recherche Action) et REPROSOC (Renforcer la société civile pour une protection sociale efficace) notamment, une étude approfondie sur l’impact, l’efficacité et la durabilité financière des politiques de protection sociale au Sénégal, a été menée. Cette étude couvre les départements de Fatick, Kédougou, Ranérou, Rufisque et Sédhiou, et vise à évaluer les programmes de protection sociale mis en œuvre au Sénégal. À ce titre, les connaissances produites serviront à formuler des recommandations visant à nourrir le dialogue entre les parties prenantes ainsi que le plaidoyer pour une meilleure utilisation des ressources disponibles et une stratégie de financement pérenne.

Une autre étude sur la Vulnérabilité nutritionnelle et l’abordabilité en Afrique de l’Ouest (Focus Sahel) par PAM s’est aussi inscrite au programme du deuxième trimestre.  Elle a été le fruit d’une collaboration entre le Bureau régional du PAM et le LARTES-IFAN. L’objectif est d’analyser les potentiels facteurs influençant le fonctionnement des marchés, et en particulier, les déterminants de l’abordabilité surtout dans le contexte sahélien et, dans une moindre mesure, dans d’autres contextes.

Promotion des sciences exactes…

À travers le Programme ICAN KIX, une évaluation Commune en Mathématiques et en Lecture, Le LARTES-IFAN, en partenariat avec le Réseau « People Action for Learning (PAL) », a conduit une évaluation des aptitudes des enfants en mathématiques et en lecture dans le cadre d’un projet appelé « ELANA » (Évaluation de langue, de l’alphabétisation et de la numération précoce). Le projet vise à évaluer les compétences des enfants âgés de 4 à 10 ans en préscolaire et en début de primaire. L’outil harmonisé sera mis en œuvre par les organisations membres du Réseau PAL dans 12 pays d’Afrique, d’Asie et d’Amérique. L’évaluation est implémentée de manière digitale, avec l’utilisation de tablettes et une application conçue pour le projet. La collecte de données, après trois tests pilotes, est prévue dans le 3e trimestre 2022, et le rapport à la fin de la même année. L’évaluation sera également adaptative, permettant une estimation large et précise des compétences des enfants.

Appel à contributions pour le Bulletin de l’IFAN, série B (Sciences humaines),

 Le Bulletin de l’IFAN, série B (Sciences humaines), lance un appel à contribution d’articles pluridisciplinaires pour le tome LXII (1-2) à paraître en 2023. 

Fondé en 1939, le Bulletin de l’IFAN publie des articles originaux ou de synthèse, des notes et documents et des comptes rendus bibliographiques sur des sujets relatifs à l’Afrique noire et spécialement l’Afrique noire occidentale, dans les différents domaines des sciences de la Vie et de la Terre pour sa série A et dans ceux des sciences humaines pour sa série B. 

Ces études sont généralement rédigées en français, mais peuvent l’être en anglais ou éventuellement en allemand, espagnol, italien, ou portugais. Dans les autres cas, une traduction en français ou en anglais sera nécessaire. 

Les articles (bibliographie comprise) ne devront pas dépasser 30 pages en interligne simple. La police recommandée est Times New Roman, corps 12. Les notes de bas de pages seront traitées dans la même police de caractères, corps 10. 

Un résumé doit figurer obligatoirement en début d’article, rédigé par l’auteur dans la langue de publication de l’article. Il doit contenir les principaux éléments de l’étude, surtout ceux qui n’apparaissent pas dans le titre, en particulier son objet, sa méthodologie, les principaux éléments apportés et les conclusions essentielles. 

À la suite du résumé dans la langue de publication doit figurer un résumé dans une autre langue de communication internationale (français ou anglais) précédé du titre traduit dans cette langue ; ce résumé peut être plus long et plus complet que le résumé dans la langue de publication. 

Des mots-clés doivent être mentionnés après les résumés, de façon à pouvoir intégrer l’article dans les systèmes internationaux de bases de données. 

Chaque article comportera des subdivisions avec des titres et sous-titres courts en minuscules. La hiérarchie entre les différents niveaux de titres doit être très claire. 

Les citations sont placées entre guillemets doubles et insérées dans le corps du texte, lorsqu’elles sont courtes. Si elles atteignent au moins quatre lignes, elles sont placées en retrait. Toute citation, directe ou indirecte, doit être référencée. 

Les citations de seconde main ne sont pas admises. 

Les références sont incorporées dans le texte, selon le système auteur-date sans ponctuation, entre parenthèses, comme suit : 

(Fall 1980) et, en cas de renvoi à la page : (Fall 1980 : 118) ou (Fall 1980 : 117, 120, 130). 

Dans le corps du texte, le nom est présenté en minuscules, à l’exception de l’initiale en majuscule : Vernant ; Vidal-Naquet ; Diop. 

Les notes de bas de page seront numérotées de façon continue. Il est conseillé d’éviter l’excès de notes (en nombre ou en longueur). 

En dehors des sigles, aucun mot ne doit être écrit en capitales, même au niveau des titres. Il est demandé de ne pas mettre de point ni d’espace après chaque lettre (exemple : IFAN et non I. F. A. N.). 

Les majuscules initiales doivent être réservées au début des phrases et aux noms propres ou considérés comme tels (et aussi aux noms communs en allemand) et elles seront accentuées, le cas échéant (À, Â, É, È, Ê, Ô, etc.). 

Aucun texte ne doit être soumis s’il a déjà été publié ou s’il est en instance de l’être dans une autre revue. Les manuscrits reçus sont soumis à un comité de lecture qui a pour mission de juger leur contenu aux points de vue de leur valeur scientifique et de l’opportunité de leur publication par l’IFAN. Les auteurs sont informés de la décision prise par ce comité. La rédaction se réserve la possibilité de procéder à des retouches dans le texte et à des suppressions dans les tableaux et illustrations. 

Une bibliographie sera attachée à chaque contribution, et devra être présentée comme suit. 

Présentation bibliographique (dans l’ordre alphabétique, uniquement) 

1) ouvrages imprimés, à présenter comme suit, à l’exclusion de toute autre mention 

a) ouvrage en 1 vol. 

FOURNIER, N. (1998). Grammaire du français classique. Paris : Belin. 

b) titre générique d’un ouvrage et titre propre d’un volume 

GURVITCH, G. (1969). La vocation actuelle de la sociologie, t. 1, Vers la sociologie différentielle. Paris : PUF. 

c) contribution à un ouvrage collectif 

THILMANS, G. (1997). « Puits et captiveries à Gorée aux XVIIe et XVIIIe s. » : 107-120, 5 ill., in : D. Samb (ed.) Gorée et l’esclavage. Dakar : IFAN Ch. A. Diop. 

2) Mémoire ou thèse (norme AFNOR Z44-050, simplifiée) 

NGOM, P. M. (1995).- Caractérisation de la croûte birimienne dans les parties centrale et méridionale du supergroupe de Mako.- Th. État : Géol. : UCAD de Dakar.- 243 f. 

3) Article 

CASTER, F. (1964). « Les réseaux modernes », Géographie urbaine XII (9) : 234-289, 11 fig., 3 ill., 1 carte. 

Les contributions sont à envoyer à : publications.ifan@ucad.edu.sn et seront publiées dans le Bulletin de l’IFAN, série B, LXII (1-2) 2023 

Date limite de soumission : 31 décembre 2022