L’IFAN et le Centre Cheikh Moussa Kamara collaborent pour la sauvegarde et la valorisation de manuscrits arabo-islamiques du Sénégal et de la sous-région

L’Institut fondamental d’Afrique noire IFAN Cheikh Anta Diop et le Centre Cheikh Moussa Kamara pour la Recherche, la Culture et le Développement ont signé une convention pour soutenir la restauration, la conservation, la numérisation et la valorisation des manuscrits des lettrés arabes du Sénégal et de la sous-région. Il s’agit d’un patrimoine religieux, scientifique et culturel  d’une portée incommensurable. Installé à Ganguél Soulé dans la  région de Matam (département de Kanel), le centre se fixe comme objectif la collecte, la conservation et la valorisation des manuscrits de Cheikh Moussa Camara ainsi que d’autres érudits musulmans de la zone.

Cheikh Moussa Kamara, guide religieux originaire duFouta a marqué de son empreinte l’histoire intellectuelle du Sénégal. Son œuvre rédigée en langue arabe couvre des domaines variés tels que l’histoire, la religion, la linguistique, la grammaire, la sociologie, l’anthropologie et l’astrologie.

Eminent historien, Cheikh Moussa Kamara entretenait des liens cordiaux avec l’administration coloniale. Il avait ainsi instruit son petit-fils, Mamadou Djiby Kane de remettre des manuscrits à Théodore Monod, le premier directeur de IFAN. Ces manuscrits forment le fonds Cheikh Moussa Kamara constitué entre 1930 et 1944. Ils sont soigneusement préservés dans la salle des manuscrits de l’IFAN qui porte son nom.

Pour soutenir ce partenariat entre l’IFAN et le centre, le khalife de la famille Cheikh Moussa Kamara, Thierno Mouhamadou Bassirou Camara, a invité une délégation de l’IFAN à Guanguel Soulé lors de la ziarra annuelle à l’honneur de  Cheikh Moussa Kamara (1864-1945). La délégation était composée du directeur de l’IFAN, Pr Abdoulaye Baila Ndiaye, du chef du laboratoire d’Islamologie, Dr Djim Damé, du chef du service des archives, Souleymane Gaye.

Dans son discours, le directeur de l’IFAN a magnifié les liens qui unissaient l’Institut à Cheikh Moussa Camara. Il a réaffirmé la disponibilité de l’IFAN à développer des relations de confiance avec le Centre Ch. M. Kamara et avec toutes les familles qui possèdent des manuscrits précieux afin de faciliter leur sauvegarde et leur valorisation. Il a encouragé les détenteurs de manuscrits à les confier au Centre Cheikh Moussa Kamara pour assurer leur préservation et leur diffusion au niveau national et international. L’objectif étant d’éviter  la disparition des savoirs pluridisciplinaires produits par nos érudits.

« L’IFAN ne ménagera aucun effort pour soutenir la préservation et la valorisation de ce patrimoine précieux », a indiqué Pr Ndiaye insistant sur la nécessité de sensibiliser la population sur l’intérêt de céder les documents au centre Cheikh Moussa Kamara et de faire de ce lieu un pôle d’attraction et de visibilité pour la localité.

Le directeur de l’IFAN a par ailleurs salué le rôle du khalife Thierno Mouhamadou Bassirou Kamara et a rappelé la collaboration de longue date entre l’IFAN et la famille de Cheikh Moussa Camara.

L’exposition “Falémé 12 ans de recherche dans le Sénégal oriental” : comprendre le passé pour mieux s’imprégner du présent…

Du 30 janvier au 30 avril, le musée historique de Gorée de l’IFAN Ch. A. Diop accueille l’exposition “ Falémé 12 ans de recherche dans le Sénégal oriental” qui présente les résultats de 12 ans de fouilles archéologiques menées par une équipe internationale et interdisciplinaire d’archéologues et de paléo environnementalistes. L’exposition retrace l’histoire des populations humaines qui ont habité cette région depuis le Paléolithique ancien jusqu’à nos jours, en mettant en lumière les techniques qu’elles ont développées pour exploiter les ressources de la rivière, ainsi que les influences et les réseaux d’échange qu’elles ont tissé avec d’autres régions.

Proposant un parcours chronologique et thématique à travers plusieurs méthodes de datation, ce travail de recherche exposé à Gorée  permet de découvrir les vestiges archéologiques issus des fouilles, tels que des objets taillés en pierre, de la céramique, des cauris et des perles, mais aussi de comprendre le contexte géomorphologique et paléo environnemental dans lequel ils ont été produits et utilisés. L’exposition s’intéresse aussi aux aspects culturels et sociaux des populations, comme la métallurgie, l’architecture, l’agriculture, l’élevage, la chasse et la pêche.

Le défi de ces douze années de recherche est  de dater chronologiquement l’évolution du peuplement et du climat, ainsi qu’à démontrer les méthodes d’adaptation de la population. L’objectif est également de reconstituer le climat, de décrire les événements passés, la végétation qui y était présente et l’origine de la production d’or.  Il s’agit ainsi  de mieux comprendre les changements environnementaux et les adaptations humaines qui ont eu lieu dans la région étudiée.

Du temps médiéval jusqu’au début de la production du fer, à l’époque actuelle, les chercheurs du projet s’intéressent de près dans leur documentation aux techniques métallurgiques qui ont été mises en œuvre, ainsi que les éléments architecturaux. Les recherches ont permis de retrouver des sites de production de fer qui dataient du 4e siècle avant notre ère.

By Khadija NDONGO,
Stagiaire, Service Communication IFAN

Falémé, 12 ans de recherche archéologiques au Sénégal oriental: une exposition à découvrir au musée historique de Gorée

Du 30 janvier au 30 avril 2024, le musée historique de Gorée de l’IFAN Ch.A .DIOP vous invite à plonger dans l’histoire et la culture de la vallée de la Falémé, une rivière méconnue qui traverse le Mali et le Sénégal. À travers des posters, des vitrines d’objets et des vidéos, vous pourrez suivre le travail d’une équipe internationale et interdisciplinaire d’archéologues et de paléo environnementalistes qui étudie depuis 2012 les traces laissées par les populations humaines qui ont habité cette région depuis le Paléolithique ancien jusqu’à nos jours.

L’exposition permet de découvrir comment ces populations se sont adaptées aux variations climatiques et environnementales. Elle présente également les techniques développées par les populations pour exploiter les ressources de la rivière, que ce soit pour la chasse, la pêche, l’élevage, l’agriculture ou la métallurgie. L ‘exposition donne à voir les objets témoins de leur art et de leur culture, tels que des poteries, des bijoux, des armes ou des instruments de musique. Cette exposition du laboratoire Archéologie africaine et Anthropologie (ARCAN) de la Faculté des Sciences de l’Université de Genève renforce les liens entre l ‘université de Genève et l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar dans le cadre des partenariats prioritaires établis entre les deux entités.

Le vernissage de l’exposition aura lieu le 29 janvier à Gorée, en présence des chercheurs impliqués dans le projet.

L’UCAD a célébré le centenaire de la naissance de son parrain du 21au 29 décembre 2023

Les activités de célébration du centenaire de la naissance du Pr Cheikh Anta Diop ont été clôturées le 29 décembre 2023  avec l’inauguration du Musée Kër Séex Anta, ancienne maison de fonction du parrain de l’UCAD. La pensée toujours pertinente de Cheikh Anta Diop devrait constituer un socle, lors de ce centenaire, pour les générations futures afin de s’attaquer de manière proactive à la question du développement. Le Recteur de l’UCAD a souligné lors de la cérémonie de lancement des activités du centenaire  que « les thèses de Diop, autrefois contestées, sont aujourd’hui acceptées par  de nombreuses théories ».

Le professeur Ahmadou Aly Mbaye a par ailleurs souligné l’importance des travaux du Pr Cheikh Anta Diop pour la réputation et le prestige de l’Université de Dakar. Le directeur de l’IFAN, Pr Abdoulaye Baïla Ndiaye, a également rappelé l’impact durable de l’œuvre du Pr Cheikh Anta Diop, qui continue d’éclairer le paysage actuel et de fournir des clés pour comprendre le riche héritage de l’Afrique, afin de forger l’avenir avec audace.

 « La lumière de Cheikh Anta Diop, aussi perçante que jamais, illumine encore notre paysage actuel, nous offrant des clés pour déchiffrer notre riche héritage et forger avec audace notre avenir. Par ses travaux qui ont courageusement remis en question les récits eurocentrés et rétabli le lien ombilical entre l’Égypte et l’Afrique noire, il continue d’inspirer une réflexion innovante sur la gouvernance, le développement durable et l’intégration africaine… », a indiqué Pr Abdoulaye Baïla Ndiaye, directeur de l’IFAN.

Les activités de célébration du centenaire de la naissance de l’UCAD ont été lancées le jeudi 21 décembre 2023  à l’auditorium Khady Amar Fall  en collaboration avec l’Institut Fondamental d’Afrique Noire (IFAN), et le Musée des Civilisations noires. Du 21 au 29 décembre, diverses manifestations ont été organisées autour du thème « Cheikh Anta, cent ans après : les défis de la reconstruction d’une pensée audacieuse pour l’Afrique ». La conférence inaugurale a été animée par les égyptologues Pr Aboubacry Moussa Lam et Pr Somet Yoporeka, sous la modération du Pr Hamady Bocoum, Directeur général du Musée des Civilisations noires.

Le centenaire a été également marqué par un colloque sur l’égyptologie du 26 au 29 décembre, au Musée des Civilisations noires. D’autres activités scientifiques et culturelles, notamment une exposition sur la vie et l’œuvre du parrain au Musée Théodore Monod de l’IFAN, un panel de haut niveau sur le thème « Sortir des sentiers battus : examen critique de l’œuvre de Cheikh Anta Diop » animé par le Dr Aziz Salmon Fall, le Dr Mamarame Seck, le Dr Diallo Diop et modéré par le Pr Mbaye Thiam, ont été programmées durant le centenaire. Une table ronde en wolof autour des discours politiques du Pr Cheikh Anta Diop était également au programme de la célébration du centenaire du parrain de l’UCAD.

Dialogue académique entre le Recteur de l’Université du Sénégal oriental et le directeur de l’IFAN Cheikh Anta Diop

Le Recteur de l’Université du Sénégal oriental, le professeur Kandioura Noba, a rencontré le jeudi 09 Octobre 2023, le directeur de l’IFAN, le professeur Abdoulaye Baila Ndiaye. Cette rencontre s’inscrit dans le cadre de la mise en place de la nouvelle université du Sénégal oriental. Le professeur Noba a souligné que l’objectif principal de cette visite était d’établir une communication et un échange d’idées avec les différentes entités et institutions de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar. Il a déjà eu des échanges fructueux avec le Recteur de l’UCAD, qui lui a conseillé de prendre attache avec les facultés et les instituts de recherche. Au cours de cette discussion avec le professeur Ndiaye, le coordonnateur de l’Université du Sénégal Oriental a exprimé son enthousiasme à l’idée d’être accompagné par l’IFAN, considérant l’institut comme un modèle exemplaire dans le domaine de la recherche. Il a mis en évidence l’importance de la recherche dans le contexte de la nouvelle université et a exprimé son désir de collaborer pour donner à la recherche la place qu’elle mérite .

Selon le professeur Noba, l’IFAN englobe presque toutes les disciplines en termes de recherche. Il a ainsi exprimé son intention de dupliquer ce modèle. Les deux professeurs ont ainsi convenu de travailler ensemble pour faire de la recherche une entité importante dans la nouvelle université du Sénégal oriental.

L’ambassadeur de Cuba découvre les richesses patrimoniales de l’IFAN

La visite de Son Excellence Sosa Hilton, ambassadeur de Cuba, à l’IFAN, a été riche en échanges. Selon le directeur de l’IFAN, Pr Abdoulaye Baila Ndiaye, et l’ambassadeur du Cuba, cette visite ouvre la voie à une bonne collaboration. 

La visite a débuté au musée Théodore Monod d’art africain. Le conservateur, Dr El Hadj Malick Ndiaye, a présenté l’historique du musée, qui était autrefois le palais  du commandant de la circonscription de Dakar, ensuite siège de l’administration de l’Afrique Occidentale Française, avant d’être affecté à l’IFAN. Conçu dans un style soudano-sahélien, le musée abrite des collections d’art, d’ethnographie, d’archéologie et de botanique. Il abrite aussi des archives et des collections patrimoniales.

Selon le conservateur,  la recherche contribue à enrichir les connaissances sur les objets exposés et à améliorer l’expérience des visiteurs. Elle permet également de valoriser les collections par l’exploration de thématiques de recherche liées aux musées. 

La visite s’est ensuite poursuivie au laboratoire de Traitement des Eaux usées. Ce laboratoire est reconnu pour son expertise dans la gestion durable des eaux, notamment le recyclage des eaux usées pour arroser les jardins afin de favoriser une économie circulaire. Dr Nouhou Diaby, chef du laboratoire, a ainsi présenté les recherches du laboratoire et  le  plateau technique. Ce dernier est composé de deux salles équipées pour les analyses microbiologiques (bactériologie et parasitologie) et physico-chimiques, d’une station pilote de traitement des eaux usées et d’une station météo.

L’ambassadeur a par ailleurs  visité les services des archives, des Publications et de la Documentation de l’IFAN où est conservé un riche patrimoine culturel, scientifique et historique. L’ambassadeur en a profité  pour offrir un livre sur l’histoire de Cuba à la bibliothèque de l’IFAN pour symboliser le début d’une collaboration concrète.

Les collections du département de biologie animale ont également attiré l’attention de Mme Hilton. La collection du laboratoire des Invertébrés terrestres est  par exemple riche de plus de 400 000 échantillons et plus de 10 000 espèces d’insectes provenant d’échanges et de récoltes effectuées dans plus de 30 pays d’Afrique depuis 1939. Celle des Vertébrés terrestres comprend des reptiles, des oiseaux, des mammifères et 4 500 poissons d’eau douce et saumâtre. Le laboratoire de biologie marine comprend quant à lui des poissons, des mollusques, des crustacés, des mammifères marins et des tortues marines. Ces collections sont importantes pour documenter la biodiversité.

La visite s’est  enfin terminée au laboratoire de préhistoire qui garde des échantillons d’archéologie très précieux.

Conférence de l’Université d’été IRD- IFAN- UQUAM: ‘’Balade historique sur femmes et Islam ‘’

L’Institut fondamental d’Afrique noire (IFAN Ch A DIOP) a accueilli la conférence d’ouverture de l’école d’été RIMA, portant sur le thème « De la réflexion sur les femmes et l’islam à la revendication de la citoyenneté ». La conférence a été animée par Pr Penda Mbow, historienne et militante des droits des femmes, et les propos ont été discutés par Dr Sadio Ba Nging, sociologue à l’Université Gaston Berger de Saint-Louis. Selon  Dr Gning, cette  conférence est « une ballade scientifique et historique ». L’historienne est revenue sur l’histoire des luttes féminines en Afrique de l’Ouest et au Maghreb pour leurs droits et leur citoyenneté, en s’appuyant sur les normes et textes de  l’Islam. La conférencière a ainsi abordé la question de l’ijtihaad1 des femmes en islam. 

Des thèmes plus controversés tels que la polygamie et le port du voile ont également suscité des débats avec les doctorants sélectionnés dans le cadre de cette école d’été. Plaidant pour une meilleure présence des femmes pour relever le défi du développement, Penda Mbow recommande aux femmes de s’orienter dans la voie du savoir et de participer aux débats citoyens.

Cette conférence a lancé l’école d’été organisée l’ANR RIMA portée par l’Institut de Recherche pour le Développement (IRD) en partenariat avec l’IFAN et l’Université du Québec à Montréal (UQAM). L’objectif de cette formation destinée à une dizaine de doctorants des universités sénégalaises est de comprendre les logiques de discriminations et d’inégalités de genre, ainsi que les luttes engagées par les femmes dans des contextes sociaux différents dans l’espace Maghreb/Afrique de l’Ouest islamisé. La formation de deux semaines est assurée par  Pr Fabienne Samson (IRD),  Pr Nathalie Leblanc (Université du Québec), Dr Saliou Ngom, Dr Cheikh Abdoulaye Niang, Dr Fatou Bintou Dial et des plusieurs autres chercheurs de l’ANR RIMA.

Le directeur de l’IFAN,  Pr Abdoulaye Baila Ndiaye, a salué l’initiative qui permet une meilleure « compréhension des mécanismes par lesquels les femmes font face aux discriminations politiques, économiques et religieuses » qu’elles subissent.


 

1 : Effort de réinterprétation des textes islamiques

Conférence d’ouverture école d’été IFAN IRD UQAM

L’IFAN, l’IRD et l’UQAM vous invitent à la conférence d’ouverture de l’école d’été de l’ANR RIMA. Placée sous le thème « De la réflexion sur les femmes et l’Islam à la revendication de la citoyenneté », la conférence est prévue mardi 11 juillet à 9h30 au Musée Theodore Monod de l’IFAN (place Soweto, à côté de l’Assemblée Nationale). Elle sera traitée par  Pr Penda MBOW , historienne.

L’école d’été RIMA ARN se tient du 11 au 22 juillet 2023 à l’UCAD.  Vous avez l ‘affiche en fichier joint.

Vous pouvez  également suivre la conférence à travers ce lien:

https://ird-fr.zoom.us/j/92090867021?pwd=YTMweGo1UzdSRlc5akVKNGROR05HUT09  

ID de réunion : 920 9086 7021 

Code secret : 240813 

Colloque International de Linguistique de Dakar – Edition 2023

INVITATION CILDAK

Les linguistes de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar ont l’honneur de vous inviter au Colloque International de Linguistique de Dakar qui se tiendra du 16 au 18 mars 2023 sur le thème :

La description des langues en Afrique : entre données et théories

Nous vous prions de bien vouloir honorer de votre présence la cérémonie d’ouverture qui se tiendra lors de la journée pré-colloque,
le mercredi 15 mars 2023 de 16h à 18h
à la salle de conférence de l’UCAD II.

Rencontre avec Pr Michel Brunet

La direction de l’IFAN vous convie à la rencontre avec  Pr Michel Brunet , titulaire de la chaire de paléoanthropologie du collège de France de  2007 à 2011.  L’évènement est prévu le jeudi 23 Février, à 10 heures à la salle du  conseil de l’Institut. Pr Brunet est né  le 6 avril 1940 à Magné (Vienne, France). Spécialiste de l’évolution des mammifères,  il est à l’origine de découvertes archéologiques majeures, notamment le premier Australopithèque connu à l’ouest du grand rift africain, dit Abel, daté de 3,5 millions d’années, et du plus ancien Hominidé connu à ce jour, Toumaï, daté de 7 millions d’années.

Longtemps professeur à l’université de Poitiers, Michel Brunet a conduit sur le terrain, en Asie et en Afrique, de très nombreuses prospections géologiques et fouilles paléontologiques. Nommé Professeur du Collège de France en 2007 sur la chaire Paléontologie humaine, il poursuit aujourd’hui ses recherches sur le terrain au Tchad, en Libye et en Égypte, zone géographique intermédiaire entre l’Ouest et l’Est, afin d’élucider les relations complexes qui existaient entre les populations d’hominidés de ces grands domaines géographiques africains